Histoire de la mode

20 septembre 2019

adm_ksa

Non classé

0

10 noms de marques à l’histoire surprenante.

 

A travers leurs différentes marques, les entreprises se construisent une image, un capital sympathie auprès des consommateurs. Pourtant, le choix des noms qui deviendront des étendards repose parfois sur des bases incertaines.

Certes, de grandes entreprises investissent beaucoup d’argent pour chercher une marque qui réponde aux tendances du moment. D’autres entrepreneurs, moins imaginatifs, se contentent de donner leur nom à leur entreprise. Mais, dans certains cas, l’origine des marques est le fruit de hasards, d’histoires et d’anecdotes que l’on a trop rapidement oubliés.

Voici un tour d’horizon de marques dont le nom raconte une histoire.

 

 

Nike, la virgule de la victoire

La swoosh bien connue a été créée en 1971 par Carolyn Davidson, une étudiante en graphisme, pour l’entreprise qui s’appelait à l’époque Blue Ribbon Sports. Le fondateur, Phil Knight, qui est alors son professeur de comptabilité, l’a contacté pour concevoir un logo. Il désirait un logo qui inspirait le mouvement. Davidson lui produit donc plusieurs propositions de logo et Knight pose son choix sur la virgule, forme inspirée de la forme des ailes de la déesse Niké, la déesse de la victoire.

Le musée du Louvre conserve d’ailleurs une représentation de cette divinité à travers la sculpture la Victoire de Samothrace. Même si Knight n’est pas complètement satisfait du travail, son budget ne lui permet pas d’élaborer un autre logo et il se dit qu’il va développer là-dessus.

Davidson sera donc rémunérée 35$ pour son travail (soit 2$/heure), ce qu’elle considère suffisant selon son travail effectué. Elle continua par la suite à s’occuper des éléments graphiques de l’entreprise, jusqu’à ce que le travail devienne trop encombrant pour une seule personne, et qu’il soit confié à une agence de publicité, en 1976.

En 1983, Davidson fut invitée à un repas exécutif de la compagnie et reçut une bague sertie de diamants engravée de la swoosh, ainsi que des actions de la compagnie, qui ont plus que triplé de valeur depuis.

 

Par la suite, d’autres éléments graphiques ont été ajoutés à l’identité visuelle de Nike, comme le Jumpman conçu en 1984 pour les Nike Air Jordan, qui se trouve à être la silhouette du joueur de basketball, Michael Jordan. Ou bien encore, le slogan Just Do It, qui a été ajouté au logo en 1988.

 

 

Asics, sportif et latiniste

Contrairement à bon nombre d’entreprises japonaises, la marque Asics ne trouve pas son origine dans l’imagerie, la philosophie et la mythologie nippones. C’est au contraire à un poète latin du Ier siècle, Juvénal, que la marque d’articles de sport doit son nom.

Asics est en effet l’acronyme de « anima sano in copore sano », qui se traduit en français par « un esprit sain dans un corps sain ». Si ce choix remonte aux années 1970, on retrouve encore son empreinte dans les campagnes publicitaires actuelles de la marque. En France, par exemple, cela donne « le sport libère le corps et l’esprit ».

 

 

Adolf et Rudolf : les frères ennemis de la chaussure de sport

Dans l’atelier familial « Gebrüder Dassler Schuhfabrik », près de Nuremberg, Adolf Dassler confectionne en 1920 sa première chaussure de sport. Aux JO de Berlin en 1936, l’américain Jesse Owens gagne quatre médailles d’or en portant des Dassler.

Mais suite à une dispute avec son frère Rudolf, Adolf fonde en 1948 Adidas, nom formé de son surnom « Adi » et de la première syllabe de son nom, « Das ».

 

Quant à Rudolf, il s’installe dans la même ville, de l’autre côté de la rivière… et crée la marque Puma.

 

Harrington, à travers les générations…

Pensez au mot «Harrington» et l’image qui vient immédiatement à l’esprit est celle du style iconique classique de la veste décontractée légère. Les deux ont été inextricablement liés depuis les années 1960, lorsque Ryan O’Neal a joué dans la série des années 60 “Peyton Place” en incarnant le personnage Rodney Harrington, arborant régulièrement le style de veste décontractée

Au cours des décennies qui ont suivi les années 1960, certaines des plus grandes stars au monde sont devenues synonymes de la veste Harrington.

Frank Sinatra, James Dean et Elvis Presley ont été parmi les premiers à porter cette veste emblématique.

Steeve McQueen l’a popularisé aux Etats-Unis en portant une Harrington en 1968 dans le film “L’affaire Thomas Crown”.Mais aussi Paul Newman dont le style reste encore aujourd’hui une référence d’attitude cool, confortable et classe.

 

Plus récemment, les frères Gallagher du groupe Oasis ou encore Daniel Craig ont aussi porté cette veste intemporelle.

 

 

La plus suédoise des marques Italienne…

Créé en 1911 à Biella, en Italie, les frères Fila ont imaginé des vêtements de sport haut-de-gamme utilisés par de grands sportifs et qui ont été très largement popularisé par le très célèbre suédois Björn Borg, l’un des meilleurs tennisman de l’histoire et détenteur de nombreux titres.

Le choix de Fila de se spécialiser dans la création de tenues et d’articles dédiés au tennis n’est pas un hasard… C’est grâce à ce partenariat que Fila parvient à accroire sa popularité et instaurer l’image qu’elle souhaite renvoyer : courage, détermination et élégance.

Fila, c’est à la fois le haut-de-gamme, l’esthétique et le côté pratique.

 

 

La marque connait une véritable renaissance lorsque le styliste Luigi Rolando créé une nouvelle gamme pour Björn Borg : la gamme Borg BJ, qui se reconnait par ses rayures.

 

 

 

 

Kenneth Howard, peintre génial…

Le créateur de Von Dutch, Kenneth Howard, fut le pionnier dans les années cinquante de la customisation des voitures et des motos.

Né en 1929 et fils d’un célèbre peintre d’enseignes et d’orfèvrerie du sud de Los Angeles, il trouve un emploi de mécanicien à l’âge de 15 ans et  commence alors à customiser les vélos de l’atelier où il travaille.Selon l’expression américaine « aussi têtu qu’un hollandais », il est surnommé Von Dutch – Dutch signifie Hollandais en anglais.

Dans les années 50, l’homme qui avait pour passion de customiser des vélos et motos, se met à travailler sur des voitures et connut un tel succès que toute l’Amérique se pressa dans son atelier pour se faire peindre sur leurs engins des langues de feu, des animaux étranges et les fameuses flying eyeballs qui sont aujourd’hui la signature de Von Dutch .

Son art est aussi appelé le pinstriping, qui consiste à appliquer de très fines lignes de peinture ou d’autres matériaux, à des fins artistiques et décoratifs.

 

 

Histoire d’un Champion

Depuis 1919, Champion est l’une des marques américaines de vêtements de sport les plus populaires au monde. Inventeur du sweat à capuche, ou Hoodie, cette fabuleuse marque a toujours été à la pointe de l’innovation avec notamment l’introduction du tissu en maille nylon respirant (matériau principal utilisé pour les uniformes de basketball).

 

Mais elle est aussi mondialement connue pour sa technique de tissage inversé, inspirée par les entraîneurs américains à la recherche de vêtements solides, durables et ne rétrécissant pas. Cette technique qui rend les vêtements Champion durables et uniques sera brevetée en 1952.

Construit sur un siècle de patrimoine, Champion se renouvelle constamment.

La signature «C» est un symbole d’authenticité, porté par les artistes, les athlètes et les créatifs du monde entier.

 

 

Schott ou la naissance du Perfecto

Fondée en 1913, Schott a été créé par Irving et Jack Schott, deux frères d’origine russe. Ils arrivent aux Etats-Unis et y ouvrent une entreprise où sont confectionnés des vêtements de pluie. Leurs vêtements fonctionnels et solides connaissent un succès immédiat.

Mais c’est en 1928 que la marque va prendre une toute autre dimension.

Irving Schott, motard passionné, crée le premier blouson en cuir à zips. Ce premier blouson de moto fut réalisé pour « Beck Distributors », distributeurs de Harley-Davidson à Long Island, New-York. Il se vendit au détail à 5,50 $.

Peu après, Irving Schott lança une ligne de blousons de moto sous le nom de marque « Perfecto », du nom de son cigare cubain préféré. Qu’il fût en train de négocier les coûts, de discuter avec ses premiers vendeurs ou de traiter avec les fournisseurs, Irving Schott avait toujours à la bouche son cigare cubain préféré, le « Perfecto »

A cette époque, toutes les grandes marques, y compris Harley Davidson produisent leur propres blousons en cuir qui font l’unanimité parmi les motards et les vendent dans leurs boutiques.

 

Le Perfecto n’est alors qu’un blouson en cuir parmi les autres…

En 1940, Schott arrête toute production civile pour se consacrer entièrement à l’effort de guerre. Il produira alors des cabans en drap de laine à l’US Navy (marine de guerre des USA), des blousons en cuir (la flight jacket, soit “veste de vol”) et des modèles en nylon (bombers) à l’armée de l’air.

En 1954, le Perfecto Schott apparaît comme un accessoire central du film culte « The Wild Ones» (L’équipée sauvage), avec Marlon Brando et Lee Marvin.

 

 

 

American way of cool…

Tommy Hilfiger est reconnu comme étant le pionnier du style cool chic américain. Inspiré par la culture pop emblématique, le designer et sa marque sont animés d’une vision optimiste pour casser les codes et célébrer le côté unique de chacun.

En 1979, styliste, son talent commence à faire du bruit. Mohan Murjani, repère le génie du jeune Tommy Hilfiger et l’encourage à créer sa propre marque.

 

Classique, un brin élitiste, Hilfiger réinvente le dress-code traditionnel en habillant les stars du rap, comme Snoop Dogg dans les années 1990.

Tommy Hilfiger est considérée comme l’une des marques « tendance » de qualité les plus connues dans le monde.

Post by adm_ksa

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *